Du collapse du psi au collapsus de la passe

de l'avoir et l'être à la logique flou

en passant par 0,1,2,3

et par là


 

Pour saisir la dimensionalité topologique de la sphère j'acte, je place ma vision dessus, je change de repère, j'imagine et je vois, dans un seul geste : c'est une surface courbe, une surface ça a deux dimensions. L'opération qui fait acte consiste à me coller, à l'être. Je ne vois pas le vide. Il ne m'interesse pas.

 

Si je ne la suis pas elle ex-siste. Je la vois. Elle se donne à-voir. C'est un objet. C'est pas moi. Moi-même en tant qu'observateur je suis à-voir, donc être. Je mesure qu'il y a du vide. Je le sens. A voir ce que c'est.

 

Une vraie maladie. Mal à dire. La différence c'est l'r, la scission du mot et l'accent sur a. à voir.


Quant au s'avoir on en mesure toute l'ambiguité.

Quant à n'être, le ne qui fait noeud, noeud de l'être à naître et/ou à n'être pas ? Est-ce là l'enjeu ? L'inscription du vissage à la naissance du noeud qui se crit. Et ça s'écrit. Alors ça peux se dire. Je peux le dire.


L'Os, de dire ce que je pense, c'est peut-être, maintenant si j'ose le dire, qu'en l'écrit j'y tyrouve mon compte-oblitéré. Car, en fin de compte, si je dis ce que je pense, vaille que vaille, ais-je besoin de l'écrire ? J'écris ce que je pense, mais on voit bien qu'entre le pense et le dire l'écrit fait tampon-de ce qui est non-dit justement- donc je pense ce que je dis pas. Par tropes je pense ce que j'écris, j'en extrais le dire, alors je dis pas ce que je pense. Mais si je dis ce que j'écris, je dis pas ce que je pense pas-reste secret, c'est pour ça que je le dis. Or j'écris ce que je dis, pour la-pensée, donc je dis ce que je pense pas. Maintenant si je pense ce que je dis, c'est que j'écris, quelque part. Ou est-ce, je n'écris... je le vis.


Le collapsus (participe passé de collabi : « s'affaisser, tomber ») face la passe. Je m'engage et je dis. Le premier effet est bien ce dire.

 

Exactitude

Exact : « aller jusqu'au bout ». C'est bien ça la différence de la mise en jeu dans la crise poinctuelle et tout de suite refoulée dans « la vie quotidienne » et celle de la passe qui consiste dans le soulèvement (reconnaissance avant) ou affaissement de ce « mur » - bord où s'est inscrit les refoulements qui reviennent en masse avec les crises qui les supportent (colliers, cortège morbide des signifiants) et c'est cette crise globale de la structure que pour une fois on a l'obligation, sans oublier, de dépasser. Là où précisément sur ce bord s'articule le refoulement et la négation, où est inscrit en toutes lettres NON=NOM synchroniquement manifesté jusqu'alors. Notre désir d'unité passe par la division en tant que distinction et on peut distinguer que si on a un re-père et on repère parce qu'on re-lie plus la mère. Ce lien lu on l'a.

 

Pourquoi au moment de la passe il y a effet de changement de Syntaxe. Simple. Syn en grec, sun, signe et « taxe » ordre, ordonnencement, bref mettre les choses à leur place. Au moment des dés-identifications, l'expérience du non-être et du non-avoir avec l'impossibilité d'une continuité qui fait rupture alors le dire nait. Avec ce dire naissant, la méconnaissance de la langue effectue sa propre reconnaissance, les recours aux racines de la langue maternelle comme on dit et surtout aux dictionnaires sont quo modo (comme) du savoir méconnue jsusqu'alors. Il n'y a plus de langue possible provenant de papa maman mamie... la langue transmise par eux dès le plus jeune age, par laquelle on apprend à s'identifier le sens des mots fait coupure précisément à cause de cet impossible à dire leurre. Comme le sinthome la sintaxe transparait encre un paraître de l'être, mais moins pire peut-être. Entendre sa voie et ses mots font que l'attention dirigée fixe le remaniement, la correction, la liberté d'expression.


Le moment du désir s'inscrit au moment de la conception comme support de force necessaire à la création. Ce désir des parents est obligatoirement assez dégagé pour que le germe puisse s'y inscrire, effet de choc entre ovule et spermatosoïde. Le désir de l'une et de l'autre qui ne font qu'un dans le laps (espace de temps) possible. Justement comment est-ce possible ? Ainsi donc malgré tous les dires et les non-dits tranparait ce moment de désir pur. Et c'est seulement du fait qu'il a été produit qu'il y a produit. Le Hic est cette culpabilité qui rend ce désir ambiguë, fausse la cause et devient impossible à dire (« tu ne sais pas »... ce qui s'est passé au moment de la conception). Quand l'enfant nait tout s'inscrit réellement, mais s'il sait, il oublie, protection de survie. On voit bien que donner naissance est donner mort ou autrement dit le moment de la passe, fin d'analyse virtuelle, le moment qui postcède au non-être et au non-avoir découvre le moment du noeud de lettre de sa naissance et de sa mort. C'est pour cela que l'on meurt effectivement. Ca a des effets, le retournement du tore, ou rhé-torique com-pense la vie comme porter le poid des mots « je ne peux plus nier » les responsabilités de ce qu'on nait.

Dissolution, le tourbillon de n'aître.

Dislocation des images pré-post-natal.

La fonction d'oubli est une fonction absolument necessaire. Si porter la croix, c'est très lourd, porter les mots-maux crois plus.

Le forçage c'est appuyer là où ça fait mal, le lien qui relie la mère.

Au moment de la passe, c'est le dire qui tranche effectivement. C'est ça la peur du vide, et l'effet de castration – je noeud s'ais pas.

 

Relier le lien du fin de l'anal-yse et l'analyse provoque cesse, c'Esse, demande à n'aitre, à n'être, n'être coupe, là où précisément, mathématiquement, ça fait mal. Au moment où ça passe. Collapsus de la passe. Passage où se trouvent les lettres de muraille, on déchiffre, c'est zéro et multiple, l'envers et l'endroit et de l'endroit où l'on nait il y a tout à réapprendre, surtout ce que l'on sait. Réapprendre à marcher, la motion, à vivre, à gagner sa vie et à perdre de nouveau et sans c'Esse opère.

 

Ce qui est à dire c'est le dire.

 

Dire= la racine de sagen.

 

Comment de l'impossible on passe à un possible. Par un traitement du préfixe ? De l'i (lit) à l'u (lu) et de aine à aime ?

 

De Impasse à un passe.


Marie Laure Caussanel

(non daté mais très probablement datant des alentours d'octobre 2002)