Cycle d'exposés : saison 2005-2006


Exposés de travaux personnels 2005/2006

 

Listes des exposés :

 

 

 

Proposition :

Il parait si important de garder un lieu ouvert, informel, au delà de toutes écoles, toutes professions, où l'on puisse exposer ses travaux personnels (dans n'importe quel domaine) et s'exposer devant un public. La recherche est indépendante, certes, mais ne restons pas isolés. Nous avons besoin de nous parler, nous lire et de nous entendre, nous adapter à l'altérité, traverser se qui nous "fache" dans le discours de l'autre.
Cette année encore je vous propose une préoccupation en filigrane... exerçons nous à commenter notre propre manière de travailler.


Modalités :

L'entrée est libre, les exposés sont ouverts à tous y compris aux enfants (parce qu'ils ont aussi le droit d'entendre).

Ils se déroulent un samedi par mois de 17h à 19h et sont suivis d'un diner si vous le désirez - apportez des compléments solides ou liquides qui vous feront plaisir pour participer au diner.

Ils ont lieu près de la cheminée, l'hiver, et dans le jardin, l'été, au 19, rue Pierre Honfroy 94200 Ivry sur Seine
Tél : 01.46.58.26.14

 

 

-- Pour informations :

1- L'association "Que dois-je faire : il/elle boit" organise une réunion le même jour que les exposés, même lieu, de 16h à 18h. Si vous désirez y participer, l'entrée est libre. Elle invite d'une part à parler de sa pratique professionnelle d'autre part à essayer de théoriser l'excès. Renseignements sur le site http://quedoisjefaire.free.fr

2- le 23 juin au soir à partir de 20h30 21h nous allons avoir la chance (cette date reste à confirmer) d'assister à un concert en direct qui devrait se dérouler sur la terrasse du bas... oreilles charmées garantie.

3- Alors, justement, un petit détour... Le 23 juin, Danielle Treton va ponctuer le cycle d'exposé de 2005/2006, le 4ème du nom... 4 ans déjà ! Je remercie vivement les fidèles, qui sont là à chaque fois avec leur bonne humeur, depuis le début, pilliers du cycle, ainsi que tous ceux qui sont venus y participer d'une manière ou d'une autre...  J'avoue que je reste enchantée par ces rendez-vous mensuels, et que bien sur ça va continuer en 2006/2007... alors dès à présent, envoyez-moi vos titres d'intervention...

4- l' Université d'été va bien avoir lieu les 8 et 9 juillet 2006 dans la maison d'Ivry. Titre : "Jeux thèmes". Au programme, des exposés (d'un quart d'heure à une heure max), barbecues et jeux d'enfance (ping-pong, marelle, pâte à modeler...). Merci de me faire savoir si vous seriez interessé(e) d'y participer et d'exposer. Je vous envoie le programme complet dans la semaine.

5- Erraterum sur l'adresse du site des textes de Didier Vaudène, vous les trouvez ici : http://www-poleia.lip6.fr/~vaudene/ , merci...


Proposez vos exposés... pour La saison 2006/2007...

Bien Amicalement

Marie Laure Caussanel

 

 

 

 

Arguments des exposés

 

 

Samedi 22 octobre 2005 à 17 h

exposé de Marie Laure Caussanel
"Séance d'abdos en dimensions négatives"

"Cet été... je n'ai pas perdu mon temps... je l'ai même trouvé.
Figurez-vous qu'un soir je regardais (tout à fait par hasard n'est-ce pas..) une émission sur Arte.. certains physiciens parlaient de la possibilité (ou non) de voyager dans le temps (plutôt non d'ailleurs)... et là... je me suis mise à pleurer... pleurer de rage...
en fait, il y a un an de cela, j'avais découvert "les dimensions négatives" (comme je l'appelle) et pourquoi je n'arrivais pas à l'écrire ??? pire.. à en parler ???
toujours est-il que dans ce temps de connexion entre cette émission qui m'a renvoyée à ma découverte, je correspondais en me connectant à un site de rencontre sur internet (pas de secret : c'est pointscommuns.com, je vous le recommande, c'est gratuit, encore pour l'instant, vous savez c'est l'espace de communication où l'on fait des rencontres par écrit...) et là.. et là quoi ? et bien je prenais un réel plaisir immense à.. écrire... à écrire comme je pensais...
Alors tout à coup l'éclair : d'un coté des choses à dire mais je n'arrivais à l'écrire (littérairement).. de l'autre LE plaisir d'écrire comme je pense (littéralement)...
et là la correspondance s'est faite : pourquoi ne pas écrire ce que j'ai à écrire avec la manière d'écrire qui me fait littéralement plaisir ? Ce que je fis...

J'aimerais vous parler de cette espèce d'histoire d'écriture qui a jaillie là..
il s'avère qu'après un certain temps -le temps de laisser le flot s'immerger- je me suis rendue compte que j'ecrivais (ou essayais) le temps... j'ai même relu "la topologie et le temps" dernier séminaire de Lacan.. et inclus cette lecture et mes commentaires dans ce que j'étais en train d'écrire...
bien sur... vous saurez tout sur les dimensions négatives en passant...ne vous inquiétez pas.. tout va bien se passer."

 

Samedi 26 novembre 2005 à 17 h

exposé de Richard Abibon
"La vérité est dans le trou"


"Lacan « l’envers de la psychanalyse » 14 janvier 1970 :
Autour de là tourne toute une problématique du jugement. Vous
savez bien que M. Frege pose la question sous la forme d'un trait horizontal, et la distingue de ce qu'il en est quand on affirme que c'est vrai, d'y mettre un trait vertical à l'extrémité gauche. Cela devient alors l'affirmation.

Chose curieuse, du non-sens, cela le fait, le poids. Cela prend à
l'estomac. Et c'est là le pas franchi par Freud, d'avoir montré que c'est ce qu'a d'exemplaire le mot d'esprit, le mot sans queue ni tête.

Cela ne rend pas plus facile de lui mettre du sel sur la queue. Juste-ment, la vérité s'envole. La vérité s'envole au moment même où vous ne vouliez plus la saisir.

Petit dialogue téléphonique : un analysant m’annonce son absence à sa séance, puis sa présence devenue inattendue. De ce petit fragment se dévoile un pan de vérité, à opposer à un mensonge. Ça ne veut pas dire que la vérité, toute la vérité a été saisie.

Comment cela a-t-il pu opérer ? C’est quand même ce qu’il importe de pouvoir clarifier, si ce n’est formuler de manière mathématique : comment opère la psychanalyse, et qu'est-ce qu’elle opère ?

Dans «l’Acte psychanalytique », Lacan propose, à partir de son interprétation du cogito de Descartes, un schéma quadrangulaire qu’il ramène à un demi groupe de Klein. Trois opérations y sont répertoriées et articulées : l’opération aliénation, l’opération transfert, l’opération vérité. Pour une fois, il donne une esquisse de topologie du transfert. Pas d’acte analytique sans transfert, voilà ce qu’il martèle pendant les premières séances de ce séminaire. Et voilà le transfert présenté comme la médiane qui sépare en rejoignant aliénation et vérité.

Nous pouvons le dire après-coup, Lacan travaille là ce qui se théorisera plus tard sous le registre des 4 discours ; il prépare la place de la vérité.

C’est essentiellement avec les 4 discours que j’analyserai ce fragment de scène analytique, en montrant comment un discours n’appuie sa vérité que sur la réponse que lui envoie le discours suivant. Plusieurs écritures topologiques en sont possibles, et nous verrons en quoi leur confrontation s’avère féconde."

 


Samedi 17 décembre 2005 à 17 h

exposé de Didier Vaudène
"Quelque part dans l'inachevé (insu, origine, inachèvement)"


"Dans le prolongement de la question "qu'appelle-t-on théorie ?", on prendra appui sur la phrase d'Einstein : "C'est le plus beau destin d'une théorie physique que de montrer elle-même le chemin vers la mise en place d'une théorie qui la contient et au sein de laquelle elle survit comme cas limite". On développera les conséquences de cette phrase dans la perspective générale du dépassement des théories (pas seulement physiques) et on
montrera en quoi cette perspective implique un effet d'insu. On comparera cette perspective (à effet d'insu) avec la construction du cogito cartésien et on examinera dans quelle mesure cette perspective à effet d'insu pourrait elle-même être comprise comme une manière de dépassement du cogito.
"

Certains de mes textes sont accessibles via la page :
http://www-poleia.lip6.fr/~vaudene/ "

 

 

 

 

 

Samedi 21 janvier 2006, exceptionnellement à 18 h
 
exposé de Marie-Claire Lejosne 
"Dépendance : changer de logique"
 
 
"Trop nombreux sont ceux qui préfèrent habiter la rue et croire à la terre promise, conjurer la peur et le risque naturel.
Depuis des décennies, nous assistons à toujours plus de prévention, mais aussi à toujours
Plus d’excès pathologiques.
Fixer le malaise à de la dépendance négative renforce l’enfermement où chacun perd sa liberté d’aimer et d’être aimé.

Peut-on retenir l’effet de consensus de dépendance négative, ou, au contraire, penser à quelque chose qui ne s’explique pas. J’y vois un effet d’insu, de non lieu. Reste à donner sens à l’hypothèse d’une logique moderne de paix, peut-être attribuée à l’addiction créée par le sudoku. (manière d’évaluer l’insu). Le cheminement de cette logique est déjà entrée dans le champ de l’alcoolisme traité par « que dois-je faire : il/elle boit ». Il importe d’en mesurer les effets."

 

 

 

 

 


Samedi 25 février 2006, à 17 h

exposé de Jeanne Lafont

"Forteresse vide"

" ...de l'infini et du "un"....

La question du global.

La question du continu : depuis Zénon d'Elée, la solution n'est-elle pas à chercher du coté de la question de l'unité, beaucoup plus que de l'ensemble, infini, global ou autres ????"

 

 

 

 

 

 

Samedi 25 mars 2005 à 17 h

exposé de Jean-Paul Sénéchal
"Les 600 rêves "


"Dans ce chaos de formations de l'inconscient, écrites comme un journal depuis 1980, je reconnais 6 périodes :

  • des pêchés
  • une réponse névrotique
  • échec ou succès ?
  • une réponse : psychanalyse
  • alcoolisme
  • empêtré dans sa délivrance "

 

 

 

 

 

Samedi 22 avril 2006 à 18 h

exposé de Mathée Giacomo
"Comment vivre loin de Corse ? "


" Cette question est l'une de celles qui m'a permis d'entreprendre une thérapie puis une psychanalyse. Je pense faire une sorte de bilan de ma psychanalyse ou du moins une partie de ma psychanalyse (les premieres années ? )
"

 

 

 

 

 

Samedi 20 mai 2006 à 18 h

exposé de Claude Harder
"Attention croisement ! "


"Connaîtrons-nous enfin les dessous de cette affaire de dessus-dessous ? Surtout si le mexicain à vélo veut prendre le dessus..
"

 

 

 

 

 

Samedi 23 juin2006 à 18 h

exposé de Danielle Treton
"L'erre du temps "

 

" Bien que je peaufinasse cette petite histoire du temps, en me préoccupant de comment fixer en mots cette fuite du réel, autrement dit, le réel comme fiction mesurée, je reste en arrêt sur l'instant d'écriture: mettre en bouteille? fixer le moment, la lettre ou le chiffre?

Errer, ce verbe qui nous transcende ou transperce et son corollaire baguenauder. Vaticiner.

La rencontre, rendre compte de ce qui nous traverse: des citations. deux viennent de m'être apportées, la 3° est conclusion de S. Freud pour  l'interprétation-science:

1/"Le temps demeure le même parce que le passé est un ancien avenir et un présent récent, le présent un passé prochain et un avenir récent, l'avenir enfin un présent et même un passé à venir, c'est à dire parce que chaque dimension du temps est traitée ou visée comme autre chose qu'elle même..." Merleau-Ponty

2/Le présent, c'est la fraction de temps qui sépare le passé de l'avenir. Poil au souvenir. Pierre Dac

3/Certes, l'antique croyance aux rêves prophétiques n'est pas fausse en tous points. le rêve nous mène dans l'avenir puisqu'il nous montre nos désirs réalisés; mais cet avenir, présent pour le rêveur, est modelé, à l'image du passé. S.Freud

 

si, la cure est rechercher le temps perdu, retrouver est-il autre chose que de s'y perdre?


courte biblio:

  • brève histoire du temps, Hawking
  • le scaphandre et le papillon, je recherche son nom.
  • Proust un peu d'odeur
  • le temps subjectif de Lacan et sa logique du nombre treize, un topo de la fin.
  • compte et conte de Werber (et ses fourmis)
  • Freud: le moment de la guillotine in science du rêve. (AH zut je vais retrouver d'ici le 23) ce moment de la chute du baldaquin au réveil."

 

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