Le Zong

 

 

 

Comme un rêve… se déroulant à une lenteur difficile à concevoir. Comme un film passé au ralenti, et un ralenti des plus extrêmes. Cela aurait pour effet non une concentration sur un point essentiel de l’image mais une attention accrue, aiguë, globale, simulations de perceptions qui permettent l’enregistrement des détails, l’émergence du relief, l’intégration du tout sans toutefois permettre à la pensée de divulguer ses opinions.

 

 

Imaginez deux plans que vous percevez simultanément et directement. Au premier plan, un vieillard suivi d’un homme descendent un escalier irrégulier de pierres burnes, escalier que vous savez sous terre. Et il descendent, descendent, dans une semi-obscurité, seuls les pas résonnent dans un silence que l’on peut facilement se représenter existant dans les profondes couches terrestres. Simultanément, le deuxième plan se place en plein jour, en plein soleil ; étant situé dans les airs à environ cent mètres du sol, vous avez ainsi le panorama de première classe d’une immense plaine… Sur la droite comme sur votre gauche des fantassins formés en lignes et rangées, extrêmement ordonnées. Deux blocs, deux rectangles face l’un à l’autre, comme à Austerlitz !, prêts au son du clairon qui impulsera la mesure d’attaque. La guerre. Les hommes descendent toujours et encore, dans le centre de la terre, les pas infiniment lents et propices à l’expansion musculaire, descendant donc toujours jusqu’à  ce que porte soit en vue. Le vieillard ouvrit cette porte et juste au moment où le second homme franchit les arcanes de la porte, juste à cette emplacement précis, le clairon sonna la charge des fantassins. Prodigieuse impression que la vue de ces deux énormes blocs, s’avançant comme sur des roulettes, face à face. Silence de guerre, concentration, œillères ; le temps s’arrête. Cette porte s’était ouverte sur un large couloir aux murs de cuivres. Tous avançaient vers leur destinée, les uns comme les autres, vers un même but, imperceptible encore. Lorsqu’une deuxième porte s’ouvrit automatiquement sur une troisième porte, très proches l’une de l’autre, et que cette dernière se fendit en son milieu livrant passage, ils virent une grande pièce au sol en cuvette et au plafond creusé en arcade, d’où émanait une odeur de fines particules ondoyantes. Lorsque le second homme franchit la fente et que les fantassins soufflaient l’air dans les visages de leurs ennemis, juste à ce moment précis, la première ligne de droite se fondit dans la première ligne de gauche… lentement, très lentement jusqu’à une certaine immobilité. Un homme assis en lotus, au milieu de la pièce, les yeux fermés, respire. Le vieillard et l’homme s’assoient. Les trois : en triangle.

 

 

SILENCE

 

L’homme à l’air grave ouvrit ses yeux très lentement, avec douceur. Là dans un éclair, la vision que la deuxième ligne se fond littéralement dans la seconde ligne de gauche. D’un ton, impeccable, résonnant dans cette pièce concave en ondes concentriques d’un mouvement rapide se dégradant vers un plus lent, l’homme grave émit :

         Sachez la vérité qui entraille votre être. Ecoutez… Les cinquante deux lettres pouvoirs sont directement liées au Zong, non en tant que simples lettres mais en tant qu’entités conscientes ayant chacune un pouvoir, un état, une qualité de perceptions bien déterminée. Le Zong provient d’un simulacre intemporel situé à ½ de la Base. La troisième se fond dans la troisième de… Le Basique Solarien n’est pas en lui même représentatif des lettres du Zong mais se sont bien ces lettres pouvoirs qui définissent ce qu’est le Basique Solarien. Il est un système non pas solaire comme on pourrait le croire mais de sol Arien ; un sol basique intemporel constitué d’un air subtil : l’Héré. Le Zong se situe à ½ de la Base du sol Arien comme un espace à l’intérieur de l’espace lui-même. L’Infernale Vérité du tourbillon sidéral à l’entrée de l’Héré est bien connu sous le nom de « Effet du Cassenprime » ; Dégradation, Immortalité, et la position perceptrice de celui qui gravite. Mais néanmoins le Cassenprime provient d’une formule mathématique qui aboutit à KCn’. L’envers de l’Héré est la parcelle que l’on peut apercevoir d’une vision intérieure en observant l’embouchure. C’est ainsi que l’on trouve une très grande différence entre « intérieur » et « extérieur », où la perception de l’espace se montre complètement modifiée : l’intérieur est le caractérisant d’un dépouillement, d’une densité nettement supérieure ou différente, cela dépend d’où on perçoit les informations, de l’atmosphère extérieur qui est riche comme un bourdoiement. Cela pourrait représenter la loi de cause à effet, dans un sens limité. Le Niel est cette substance qui donne les différentes qualités et quantités à celui qui la « spire ». C’est la substance du sol Arien. Elle pourrait se voir comme un poudroiement d’or mais elle peut prendre tellement de dimensions… 4ième fond dans la 4… Le Niel est un monde, oui, tout un monde… Où le plane se conjugue à l’infini, en diverses formes, tentatives, ou l’air ou Héré aspire à la Lucidité… 5 dans 5. 6 dans 6. Mais sachez que des fois la Lucidité fait mal. 7/7. C’est pour 8/8 cela 9/9 qu’il faut la compléter par l’expérience 10/10 de 11/11 dé-tension. Une expérience 12/12 de tous ces symboles 13/13 du Zong pour 14/14 pour 15/15 pou 17/17… 18/18… po 21/21… p26/2639/3947/4751/51…

         Voilà que les dernières lignes se fondent… Il n’y a plus de camps, de guerre, plus de… Que reste-t-il ? De la poussière ? une racine du Zong ? Un passage, une barre sidérale ? UN ? UNE ? …

 

 

ISSUE DE SECOURS

 

 

1-     Débloquer la barre

2-     Briser la vitre à l’aide d’un marteau